Ce que la direction oublie de dire :
Le graphique définit précisément notre journée de travail. Le temps qui nous est rémunéré ne se limite pas à la conduite : il comprend aussi les prises et fins de service, les mouvements dépôt ainsi que les relais et pauses inscrits dans le tour.
Un relais prévu est donc du travail payé.
Lorsqu’une pause figure sur le graphique, elle n’est pas décorative.
Elle est intégrée pour respecter les limites de conduite, permettre la récupération physique et nerveuse, et maintenir l’équilibre global de la journée. À ce titre, elle fait pleinement partie du temps de travail.
Pourtant, sur le terrain, la réalité est souvent différente. Avec les retards, les aléas d’exploitation et les ajustements de dernière minute, la pause est régulièrement réduite, voire supprimée. Le temps qui devait permettre de souffler devient alors du temps de conduite supplémentaire.
Les conséquences sont connues : davantage de fatigue, une pression accrue sur les agents et, inévitablement, une dégradation des conditions de sécurité.
Il faut le rappeler clairement : la pause n’est pas un luxe. Ce n’est ni un confort, ni un privilège, ni une variable d’ajustement destinée à rattraper les dysfonctionnements du service.
Elle est un élément prévu par l’organisation même du travail décidé par Régie des transports métropolitains.
Nous demandons à la direction qu’elle respecte les relais tels qu’ils apparaissent sur les graphiques, anticipe réellement les manœuvres et permette effectivement aux conducteurs de bénéficier du temps de récupération qui leur est dû.
Derrière cette exigence, il y a des enjeux essentiels : la santé des agents, la vigilance au volant et la sécurité des voyageurs.
Un service public de qualité commence par des conducteurs respectés.
Transcription du tract du 13/02/2026


